Gabin Mazars & Julien Grimal
Du bois à la médaille d’or

Élève en bac pro Technicien Menuisier-Agenceur à Saint-Chély d’Apcher, Gabin Mazars vient de décrocher le titre de « Meilleurs Apprentis de France » (MAF) en menuiserie.
À ses côtés, son maître d’apprentissage, Julien Grimal, dirige l’entreprise Les Meubles de l’Aubrac. Rencontre avec deux générations de menuisiers réunies par le goût du métier.
Gabin, d’où vous vient cette vocation pour le travail du bois ?
Gabin : C’est ma mère qui m’a donné le goût du bricolage dès l’enfance. J’aime particulièrement le bois car il peut transformer une simple planche en beau meuble.
Vos deux parcours sont liés par l’apprentissage.
Julien : Je suis effectivement passé par l’apprentissage, à seize ans. Puis, lorsque mon ancien patron est parti à la retraite il y a une dizaine d’années, j’ai repris son entreprise. Aujourd’hui, nous sommes une équipe de sept personnes. Nous réalisons principalement de l’agencement de cuisines et des meubles, pour les professionnels comme pour les particuliers.
Comment se déroule le concours de Meilleur Apprenti de France ?
Gabin : Cette année, le sujet était un meuble TV. J’ai choisi de le réaliser en frêne et en noyer, avec un motif en hommage à mon sport, le rugby. J’ai obtenu une médaille d’or régionale, qui m’a permis d’accéder à la sélection nationale. Nous nous sommes alors rendus à Arras pour présenter le meuble devant un jury de grands professionnels. Sur les 800 inscrits, nous sommes huit à avoir obtenu le titre de MAF.
Julien, pourquoi était-il important de soutenir Gabin dans ce projet ?
Julien : J’ai moi-même participé à ce concours lors de ma formation. Je sais donc qu’il faut encourager les jeunes qui se lancent. Gabin a le goût du métier et il est motivé. Les écoles manquent de profils comme le sien, et le système scolaire ne dirige pas suffisamment vers nos métiers. Il peut être fier d’être un modèle pour les autres jeunes de son âge.
Gabin, qu’avez-vous appris de cette expérience ?
Gabin : Le travail et l’exigence. Il m’a fallu 230 heures pour réaliser ce meuble. J’ai dû être assidu, et ne pas lâcher prise, même face aux difficultés !
Propos recueillis par Charlotte Izzo – Photos : Studio Fegari















