Macarèl
l’épicerie aveyronnaise qui fait vibrer Vincennes

Macarèl, l’épicerie située à Vincennes, a ouvert ses portes en décembre 2019, grâce à Marjorie Riac. Ce commerce de quartier met en avant les produits en tout genre venant de l’Aveyron et de l’Occitanie.
Rencontre avec la propriétaire aveyronnaise qui nous parle de sa passion pour l’Aveyron, de ses produits et de son lieu de vie.
Sous une canicule écrasante, l’épicerie Macarèl ne désemplit pas. À Vincennes, les clients poussent la porte pour acheter une tomme de l’Aubrac, un vin occitan ou simplement saluer Marjorie Riac, la propriétaire. « Je suis trop contente de recevoir cette clientèle locale et parfois touristique. C’est pour ça que je fais ce métier ». Macarèl n’est pas une boutique comme les autres : c’est un morceau d’Aveyron transplanté en région parisienne, un lieu de vie où l’on vient autant pour les produits que pour l’histoire qu’ils racontent.
Une enfant de l’Aveyron devenue sommelière. Née en 1989 à Saint-Affrique, Marjorie Riac a grandi à Arnac-sur-Dourdou, dans une famille d’agriculteurs. La photo de son grand-père, affichée dans la boutique, rappelle ses racines. « Je ne les oublie pas, l’Aveyron est toujours là » précise-t-elle. Après un BEP, brevet d’études professionnelles puis un bac techno ST2S, sciences et technologies de la santé et du social à Mende, elle bifurque vers la restauration. Une rencontre change tout : celle de Renaud Jeanne, maître sommelier. « Je ne connaissais rien au vin, je buvais juste du thé glacé », s’amuse Marjorie. Deux mois plus tard, elle développe un vrai palais et s’engage dans un BP sommellerie à Béziers, en alternance au Relais de Fusies à Lacaune. La commerçante a travaillé deux ans à ses côtés. Sa carrière la mène ensuite chez Georges Blanc, chef triplement étoilé dans l’Ain, puis dans plusieurs palaces parisiens aux côtés de Simone Zanoni. Elle devient sous-directrice d’une brasserie avant de ressentir le besoin de revenir à quelque chose de plus personnel, plus ancré
Macarèl : une expression maternelle devenue une boutique
C’est en décembre 2019, que Marjorie ouvre son épicerie à Vincennes. Ses parents, Henri et Françoise, l’accompagnent depuis le premier jour. D’où vient le nom de sa boutique ? « Macarèl, c’est une expression de ma maman. Si elle ne la dit pas quarante fois par jour, c’est qu’elle ne va pas bien », sourit la propriétaire L’expression veut dire qui en occitan, marque l’étonnement ou l’indignation en fonction du contexte, d’après l’article d’Ici Occitanie. Dans son commerce, les clients retrouve des produits made in Occitanie : de la charcuteries (Landoulet, Murasson) du fromages et produits laitiers (Artisous, Gabriel Coulet, Jeune Montagne..), alcools et sirops (Marius Bonal)
D’autres mets sont aussi disponibles au sein de l’épicerie des classiques comme les gâteaux à la broche, terrines ou du vins. « J’adore tester les produits avant de les mettre en magasin. C’est ça mon secret », explique l’Aveyronnaise. Chaque semaine, elle reçoit des dizaines de propositions de producteurs, mais reste fidèle à une ligne : vendre ce qu’elle aime et qu’elle connaît depuis toujours.
Des projets plein les étagères
Macarèl n’est pas qu’une épicerie : c’est un espace où l’on discute, où l’on découvre, où l’on partage. « J’organise souvent des événements comme avec des karaokés, soirées dégustations ou encore des soirées de jeux de sociétés, nous confie la sud aveyronnaise. Elle poursuit : Cela permet de faire vivre le quartier ». Les habitants du quartier y passent pour un conseil, un sourire ou un produit du pays. Marjorie organise même des circuits pour les personnes souhaitant se rendre en Aveyron. La Pichòta d’Arnac-sur-Dourdou est aussi membre de l’Amicale Paris-Millau, dirigée par Julien Panafieu.
L’avenir s’annonce chargé pour la commerçante, elle est en train de développer une nouvelle offre traiteur qui arrivera en septembre. Marjorie Riac continuera à développer ses partenariats avec les agriculteurs et producteurs venant de l’Aubrac et créer de nouvelles animations pour faire vivre le quartier. Chez Macarèl, on pourrait croire que nous sommes dans un village en Aveyron. Et pourtant, nous sommes bien à Vincennes. Grâce à Marjorie Riac, l’Aubrac n’a jamais été aussi proche.










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