Solange Perez
Le moteur a toujours été la passion !

Solange Perez dirige la publication du magazine Atout Aveyron depuis sa création. Elle revient sur les temps forts comme sur les moments plus difficiles de cette aventure, guidée par une chose : la passion
Comment vous est venue l’idée de créer ce magazine ?
Il y a tellement de personnes passionnantes sur le territoire que je trouvais qu’il manquait un magazine avec de beaux portraits, dans lequel les acteurs du territoire, et notamment les entreprises, puissent se raconter. Nous avons donc sorti un premier numéro sous le titre « Écho Aveyron », avec plein d’idées novatrices et la volonté de lui donner une véritable identité visuelle, comme éditoriale. À ce moment-là, certains nous ont dit que le papier n’avait aucun avenir, qu’il n’intéressait plus les gens. Dix ans plus tard, Atout Aveyron est un succès populaire, et nous avons prouvé le contraire !
À quoi devez-vous ce succès ?
En grande partie à l’équipe qui porte le magazine. Laure Colin est là depuis le début ; le nom de la société, EC’Laure, lui rend d’ailleurs hommage. Elle apporte beaucoup de modernité, notamment dans le développement digital et sur les réseaux sociaux, et passe beaucoup de temps sur le terrain, au plus proche des entreprises. Les photographes, Franck Tourneret et Fred Garrigues, partagent un même humour, un grand savoir-faire et de la sensibilité. Charlotte Izzo a cette même sensibilité et une écriture naturelle, dont on reconnaît facilement la patte. Pauline Gratio, notre graphiste, arrive toujours à comprendre nos demandes pour réaliser les magazines. Au fil des années, chacun a amené sa touche et son identité à Atout Aveyron, et s’est investi pour en faire un produit de grande qualité.
Vous avez également connu des difficultés.
C’est vrai, mais je me suis toujours battue pour continuer. Nous avons tout fait nous-mêmes, en apprenant sur le tas, en allant sur le terrain. Nous avons travaillé des jours et des nuits entières ; nous avons fait des erreurs et connu de belles réussites. Beaucoup de personnes nous ont soutenus ; d’autres ont cru que notre histoire était terminée, mais nous sommes toujours là. Et aujourd’hui, notre plus grand plaisir, c’est de voir les entreprises fières de collaborer avec nous et d’apparaître dans le magazine.
Comment choisissez-vous vos sujets ?
D’un côté, il y a les reportages, que l’on choisit tous ensemble pour leur intérêt éditorial. Des entreprises qui font l’actualité, des artisans passionnés que l’on a rencontrés sur le terrain, des initiatives culturelles marquantes… De l’autre, il y a la régie publicitaire, qui permet de faire vivre le magazine et de faire briller les entreprises.
C’est quoi, le style Atout Aveyron ?
La diversité des sujets, depuis les petites pépites que personne ne connaît encore jusqu’aux plus grosses entreprises. Et la beauté des couvertures, bien sûr, qui naissent souvent d’un regard, d’un sourire et de beaucoup d’optimisme.
Un magazine souvent copié, mais jamais égalé !
Quand elle est saine, la concurrence est un beau moteur, que nous encourageons. Mais certaines publications jouent parfois sur l’ambiguïté. Heureusement, l’identité ne se résume pas à un format, à des choix éditoriaux ou à une mise en page : Atout Aveyron, c’est dix ans d’histoire, dix ans de présence et de confiance auprès des acteurs du département.
Quelle place prend aujourd’hui le digital pour Atout Aveyron ?
Cela donne une autre force, complémentaire, au magazine. Nous avons récemment refondu notre site internet, et le nombre de vues grossit chaque fois plus côté réseaux sociaux. En seulement six mois cette année, nous avons déjà dépassé le nombre de vues de 2025, (1,4M). Nous devons continuer dans cette voie. Depuis dix ans, nous sommes à l’écoute des tendances pour nous renouveler à chaque numéro. Notre dernier support, Atout Podcast, est une autre voie de développement. C’est une nouvelle expérience pour nous et nos clients, déjà très appréciée !
Comment voyez-vous l’avenir d’Atout Aveyron ?
Aujourd’hui, j’ai 65 ans, mais je voudrais que le magazine continue, avec la même force et, surtout, porté par cette même formidable équipe ; je serais très heureuse de leur passer le relais.

















