Spar Bourran
Le vrai commerce de proximité

Au SPAR de Bourran, Éric Mazzetti défend un modèle de commerce de proximité avec une devise : « accueillir les client.e.s comme on aimerait l’être soi-même ».
S’il fallait présenter Éric Mazzetti sur le plan professionnel, on retiendrait sa première vie de pâtissier-chocolatier-glacier ; ses débuts dans le groupe Casino en 1995, où il est rapidement distingué meilleur gérant de la région PACA ; ses années d’expérience comme « gérant élite » aux quatre coins de la France ; son installation en Aveyron à la suite d’un coup de cœur pour une Aveyronnaise, Gisèle, qui est toujours son bras droit ; puis l’ouverture d’une supérette SPAR aux abords de la gare de Rodez avant celle de Bourran, il y a tout juste vingt ans, où il a également reçu plusieurs récompenses pour la qualité de son travail.
Pour le raconter autrement, on pourrait évoquer son engagement associatif, du Kop Ruthénois aux Kiwanis en passant par les associations de commerçants ; son activité de magicien bénévole auprès des enfants de l’hôpital voisin ; ou encore sa personnalité enjouée, qui a fait de lui une véritable figure du quartier.
« J’ai acheté la supérette à Bourran sur plan en 2004, alors que les premiers immeubles étaient tout juste en construction », se souvient-il. Depuis, ses 315 m² de magasin – une surface à la frontière entre la supérette et le supermarché – jouent pleinement leur rôle de commerce alimentaire et de proximité. Avec un choix fort de sa part : des horaires d’ouverture en continu et (très) élargis. « Je me considère comme un “dépanneur”. Je veux que mes clients puissent venir à 7h le matin s’il leur manque du lait pour le petit-déjeuner de leurs enfants, qu’ils puissent profiter d’une offre de snacking quand ils en ont besoin sur leur pause déjeuner, ou compter sur l’épicerie du quartier sur le chemin du retour du travail le soir ». Un « devoir de service » qu’Éric défend jusqu’au dimanche. « On ne ferme que deux jours par an : le 25 décembre pour la famille, le 1er janvier pour les amis ».
Chaque jour, environ 500 client.e.s passent les portes de sa supérette, mais Éric les connaît presque tous. « L’hôpital est un plus, mais notre clientèle est essentiellement constituée de personnes du quartier. Je crois que le SPAR a joué un rôle dans l’évolution de Bourran, pour passer d’un quartier-dortoir à un endroit où il fait bon vivre ». Un bel exemple du rôle des commerces de proximité.

















