Le Couvent de Malet
Quand l’héritage et la tradition ont foi en l’avenir

Sur les hauteurs de Saint-Côme-d’Olt, le Couvent de Malet, sentinelle séculaire, veille sur le village, ses habitants et les plateaux environnants.
Il est des lieux à nuls autres pareils qui invitent à la contemplation, au respect, au recueillement. Des lieux mystiques, aux confins du sacré, traversés par des siècles d’histoire et peuplés de silences éloquents. Des lieux que l’on craindrait presque de transgresser tant ils semblent dialoguer avec le sublime. Si le Couvent de Malet s’inscrit dans la lignée de ces augustes édifices, il n’en est pas pour autant le gardien figé ; tout en lui respire la vie. Une vie pleine et joyeuse, riche des échos d’hier et des battements de cœur de ceux qui le font rayonner aujourd’hui.
Quels qu’aient été ses hôtes, des moines de l’Aubrac, au Moyen Âge, à la congrégation des Ursulines établie en 1806, Malet a assis ses fondations sur l’altérité, le partage et la transmission. À l’origine, refuge et hospice pour les pèlerins de Compostelle, il devient en 1870 un pensionnat pour jeunes filles. Quand l’institution ferme en 1965, le site renoue avec sa vocation première : l’accueil bienveillant et inconditionnel des voyageurs de passage, érigeant la sainte hospitalité en principe absolu.
Au fil des années, de réhabilitations en rénovations, le visage du couvent, tel qu’on le connaît, se dessine : un havre de paix de plusieurs hectares niché en pleine nature, placé sous la protection de sœurs à la retraite, de l’association ERAM (Espace Rencontre Angèle Merici), et d’une pétillante équipe de bénévoles et de salariés qui ne manque pas d’idées et d’audace pour inaugurer une nouvelle ère, dans le prolongement de ce qui a été. En résonance avec l’accueil des pèlerins, qui reste un temps fort de la maison, la communauté développe un bouquet d’expériences originales pensées pour tous : espace hôtellerie (27 chambres équipées, studios, appartements) ; organisation de séjours à thème (pêche, découverte du chemin de Compostelle…) ; retraites religieuses et spirituelles (yoga, méditation, bien-être) ; conférences ; location de salles (de 19 à 100 personnes) ; concerts ; centre d’art pour expositions temporaires… « Malet est un véritable vecteur de lien social où on aime prendre soin les uns des autres. On y cultive la différence plutôt que l’indifférence », souligne avec ferveur Rodolphe Boumaza, directeur de transition.
Dernier défi en date, relevé haut la main, l’éclosion du restaurant La Table d’Angèle, dans les murs de l’établissement. À l’image du cadre insolite dans lequel elle s’exprime, la cuisine est, par essence, conviviale, généreuse et incarnée.
À chacun sa raison de partir à la rencontre de ce domaine d’exception qui, loin d’être un sanctuaire inaccessible, demeure plus que jamais ouvert sur le monde.

















